Le masque


Je me cache derrière l’indifférence
Pour masquer ma peur de la différence
Face à la vie
Je fuis
Pour en oublier la fin
Et les conséquences qui s’en suivent
Je serre le vide, de mes mains
En vain
Incapable de trouver ce qui leur manque
Elles demeurent fermées


Un jour, alors que je me bats à coups de poing
Pour sortir du pétrin
Je sens s’approcher de moi
La chaleur et la lumière
De quelqu’un
J’entends alors sa voix
Et mes mains s’ouvrent
À ce qu’il tend vers moi
Jésus venu pour changer ma vie
Laver mon cœur noirci de cette vie


Longtemps je suis demeuré
Fermé à la vérité
Qui pourtant m’était donné
Ce temps, enfin, il est terminé.
Je travaille maintenant à bâtir ma vie sur lui
Les mains ouvertes, prêt à le servir.


Benjamin